• Essen, schlafen und reisen mit Victor Hugo und Marcel Proust

    Laon: Blick nach untenEs war eigentlich keine Absicht, aber auf meiner kleinen Reise im Norden Frankreichs haben sich meine Wege doch einige Male überschnitten mit denen, die Victor Hugo im Jahre 1835 wählte, als er u.a. auch Laon, La Fère und Abbeville besuchte, so wie ich. Gare de Laon

     

    Einige Eindrücke seiner Reise konnte ich durchaus nachvollziehen, so zum Beispiel die Bewunderung für die Stadt Laon, in der ihm alles gefiel außer seinem ranzigen Hotel, in dem er schlecht gegessen hatte und dem Wirt ein Gedicht auf der Wand hinterließ. Plat pricipalDas Hotel "La Hure" (nein, nicht was man jetzt denkt, hure heißt Tierkopf, Schweinskopf) hat logischerweise auch nicht den Lauf der Zeit überstanden, an meinem Ibis hatte ich dagegen nichts auszusetzen, obwohl es nicht in der schönen Altstadt liegt. Man konnte dort sogar gut und günstig essen, nicht nur Automatensnacks. Einen anderen Vorteil, den ich genießen konnte, war der Wagen, der mir immer zur Verfügung stand, wogegen Hugo sich in seinen Briefen beschwerte, dass er manchmal nur mit Schwierigkeiten einen bekam. Deshalb konnte ich wie Hugo aufs Geratewohl reisen, ohne jedoch lange Dessert im Relais CharlemagneFußmärsche auf mich zu nehmen: Je voyage fort au hasard, faisant quelquefois de bons bouts de route à pied et trouvant des voitures à grand’peine. (En voyage, tome II (Hugo, éd. 1910)/France et Belgique/A/8)

     

    Wie Hugo gefällt auch mir die Stadt Laon ausnehmend gut:

    Laon by nightJ’ai quitté Laon ce matin, vieille ville avec une cathédrale qui est une autre ville, dedans ; une immense cathédrale qui devait porter six tours et qui en a quatre, quatre tours presque byzantines à jour comme des flèches du seizième siècle. Tout est beau à Laon, les églises, les maisons, les environs, tout, excepté l’horrible auberge de la Hure j’ai couché et sur le mur de laquelle j’ai écrit ce petit adieu :
    à l’aubergiste de la « hure ».

    Vendeur de fricot frelaté.
    Hôtelier chez qui se fricasse
    L’ordure avec la saleté,
    Gargotier chez qui l’on ramasse
    Soupe maigre et vaisselle grasse
    Et tous les poux de la cité.
    Ton auberge comme ta face
    Est hure pour la bonne grâce
    Et grouin pour la propreté !

    Il faut te dire que l’aubergiste est insolent par-dessus le marché. Il vous fait manger du poulet crevé et vous rit au nez, le drôle.

    Me voici maintenant à La Fère et je t’écris en attendant un déjeuner tel quel que je vais partager avec trois faces stupides et campagnardes. Il y a des chasses peintes sur le mur de l’auberge. J’ai remarqué que cela est de mauvais augure. Cela veut dire qu’on n’aura pas d’autre gibier qu’en peinture.

    CathédraleVoici, j’espère, mon Adèle bien-aimée, une longue lettre. Je compte sur de bien longues lettres de toi aussi, sur des descriptions de tout ce qui t’arrive, de tout ce que tu vois, de tout ce que tu fais. La prochaine fois j’écrirai à notre chère petite Poupée. Il faut qu’elle m’écrive en attendant. Serre bien pour moi la main de ton excellent père, qui se sera retrempé dans sa Bretagne, et que j’aime comme tu sais.

    Adieu, mon pauvre ange, on m’appelle pour déjeuner, j’ai à peine le temps de terminer cette lettre. Mille amitiés à nos amis. Dis-leur combien je suis à eux du fond du cœur.

    Et à toi avant tout, mon Adèle.

    V.

    Je pars pour Saint-Quentin j’arriverai ce soir. J’aurai bien de la joie à te revoir, et nos chers petits.Cathédrale de Laon

     

    Nun hatte ich auf der Fahrt nicht nur Victor Hugo an meiner Seite, sondern auch Marcel Proust, denn eine liebe Freundin hatte sich die Suche nach der verlorenen Zeit als Hörbuch angeschafft und mochte Prousts Stil und Inhalte dann doch nicht, weshalb ich diese umfangreiche CD-Sammlung als Dauerleihgabe bekam. Den ersten Teil habe ich schon einmal mit auf die Reise nach Frankreich genommen, nun hatte ich den zweiten Teil der Guermantes dabei und konnte stundenlang in geistreichen Anspielungen auf Kunst, Literatur, Architektur und Gourmandise schwelgen.Nouvelle ville Sogar mein Lokalpatriotismus wurde bedient, da Proust Kleve einige Male erwähnt. Auf Victor Hugo geht er sogar ziemlich ausführlich ein. Sicherlich habe ich nicht so gut gespeist wie der Duc de Guermantes, aber auch nicht so schlecht wie Hugo in Laon. Im Relais Charlemagne in Samoussy, wo unsere Tagung zum 20jährigen Bestehen der Varnhagen Gesellschaft stattfand, aßen wir sogar sehr gut und mit dem Segen des Gault Millaut.


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